Sa vie

Sa vie

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Né à Helta, dans la région de Batroun, le 4 décembre 1843, Elias était l’aîné d’une famille de sept enfants, trois garçons et quatre filles. Son père Tadros, curé du village, était connu sous le nom de Père Boutros. Sa mère, Ghorra Tannous Hoyek, une sainte femme ayant une foi à toute épreuve, était renommée pour sa charité et sa piété exemplaire. Elias fut baptisé à l’église Notre Dame du village, le 5 janvier 1844 ; et sa première école fut l’école du « Vieux Chêne » du village, située sur l’esplanade de l’église, où il apprit les rudiments de la lecture de l’arabe et du syriaque ainsi que le calcul.

Elias grandit dans une maison sacerdotale qui vivait de l’amour et de la crainte de Dieu. La foi y était vivante et Dieu y occupait la première place. Il reçut une éducation qui le prédisposait à l’amour de la vérité et de la mansuétude, suffisamment pour faire de lui l’homme de la droiture, de l’ouverture et de l’humilité.

Le premier souci de son père était de procurer à ses enfants une bonne scolarité, car c’était l’unique héritage qu’il pouvait et voulait leur laisser. Suite à l’école du vieux chêne, le jeune Elias fréquenta l’école du monastère de Saint Jean-Maroun de Kfarhay (1851-1859). C’est là que sa vocation pour le sacerdoce commença à poindre. De Kfarhay il rejoignit le séminaire de Ghazir (1859), puis la Propaganda Fide à Rome (1866) ; ceci jusqu’à la date de son ordination sacerdotale à Rome même, le 5 juin 1870. Il rentra au Liban le 9 août 1870 après avoir obtenu son doctorat en théologie. En 1872, le Patriarche Massaad le nomma comme secrétaire personnel à Bkerké.

Le 14 décembre 1889, il fut sacré évêque, archevêque titulaire de ‘Araka et vicaire patriarcal. Le 7 janvier 1899, il fut élu Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient. Il reposa en paix le 24 décembre 1931, la nuit de Noël.

« La Providence Divine pourvoit à tout,

en vue de la gloire du Très-Haut

Je vous demande de prier pour moi

pour que je reçoive toutes les grâces nécessaires »

afin que je demeure le fils de Cette Providence

Lettre d’Elias Hoyek à son père, le 6 mars 1868